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Endwar

Test
Plate-forme :
PlayStation Portable
Editeur :
Ubisoft
Date de sortie :
06/11/2008
Genre :
Stratégie
Endwar [PSP]

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Note Jeux Video13/20
Evaluation PEGIDéconseillé aux - de 12 ans
DéveloppeurFunatics Software
Multijoueurs2 joueurs
Versionfrançaise intégrale
EAN 134005209109024
Note Graphismes8
Résumé GraphismesComme tous les wargames, Endwar ne brille pas par ses graphismes. L'austérité des cartes couvertes d'hexagones comme celle des unités stéréotypées en refroidira plus d'un. De plus, il est impossible de désactiver totalement les vilaines animations de combats qui viennent illustrer les affrontements.
Note Jouabilité13
Résumé JouabilitéLe système de tours divisés en deux phases décalées est plus déstabilisant qu'autre chose et les divers véhicules évoquent plus la Seconde Guerre mondiale que la troisième. Les temps de chargement sont également un peu longs. Néanmoins, l'interface est bien pensée, la prise en main est bonne, et l'absence de facteur chance nous incite vraiment à tirer le meilleur parti de nos forces face à une I.A convaincante.
Note Durée de vie15
Résumé Durée de vieTrois campagnes nous proposent de revivre des dizaines de missions d'une manière différente à chaque fois. Il y a une quantité impressionnante de cartes et de distinctions à débloquer. Cerise sur le gâteau, on peut même éditer ses propres maps. Dommage que le multijoueur soit limité au réseau local.
Note Bande son10
Résumé Bande sonLe thème musical revient trop souvent en boucle et finit par lasser. Les voix digitalisées et les bruitages sont corrects, sans plus.
Note Scénario13
Résumé ScénarioUn scénario d'anticipation qui fait froid dans le dos et quelques dialogues suffisent à planter efficacement le décor.

Ce n'est pas la première fois qu'un RTS est converti en wargame pour s'adapter aux spécificités techniques d'une console portable. Age of Empire, par exemple, avait déjà subi le même sort sur DS en 2006 avec succès. Et bien que la PSP bénéficie d'une puissance raisonnable, l'équipe de développement d'Endwar s'est finalement résolue elle aussi à opter pour le tour par tour. Tout au plus Endwar se base-t-il sur le même scénario que les versions de salon. Celui-ci n'est d'ailleurs guère rassurant : suite à une crise énergétique sans précédent en 2016, la Russie a retrouvé son statut de super-puissance militaire et les différents états du Vieux Continent se sont rassemblés sous la bannière d'une gigantesque fédération européenne. Alors que les Etats-Unis tentent de reprendre la main en construisant une station orbitale, un mystérieux sabotage finit par entraîner toute la planète dans l'enfer de la Troisième Guerre mondiale. Par chance, les différentes puissances venaient juste de mettre en place des réseaux de satellites anti-missiles pour prévenir l'usage massif des armes nucléaires.

On se bat donc à l'ancienne dans Endwar, à grand renfort d'avions, de sous-marins et de blindés. Si bien que l'on se croirait presque revenu au temps de la Seconde Guerre mondiale par moments. Les différentes batailles se déroulent sur des cartes tactiques recouvertes d'hexagones dans la plus pure tradition des wargames papiers. Partant d'une fausse bonne idée, le gameplay au tour par tour est divisé en deux phases bien distinctes : les déplacements et les actions. Lors des phases de déplacement, le joueur indique simplement à ses unités où elles doivent se rendre. Il lui suffit de sélectionner une destination valide dans le rayon d'action de son char ou de son bombardier pour qu'il se mette en route. Puis, pendant que l'adversaire fait de même, le joueur distribue alors ses ordres d'attaques. Cependant, il est inutile d'anticiper les déplacements de l'ennemi puisque quoiqu'il arrive les unités que l'on choisit d'attaquer ne pourront pas s'enfuir avant la résolution des combats. De même, nos propres déplacement sont en réalité purement virtuels puisqu'ils ne sont effectifs que quand la phase d'action de l'adversaire a été validée. Ce décalage permanent entre les phases de jeu des deux camps est particulièrement déstabilisant au début. Par la suite, on parvient à s'y faire mais on se rend vite compte qu'il n'ajoute pas grand chose à la dimension tactique des affrontements. Au final, on se demande bien pourquoi les développeurs ne se sont pas cantonnés à un système classique.

Il existe une bonne vingtaine d'unités différentes réparties entre trois catégories (navales, aériennes et terrestres). Malgré le contexte futuriste, elles demeurent très conventionnelles. On trouve ainsi pêle-mêle des porte-avions, des chasseurs, des artilleries, des sous-marins, des jeeps de reconnaissance, des chars, des fantassins... comme dans un bon vieux Panzer General ! Chacune de ces unités présente des avantages et des faiblesses qu'il faut bien garder à l'esprit pour optimiser ses chances de victoire. Bonne nouvelle pour les uns ou aberration pour les autres, le facteur chance est totalement absent dans la résolution des affrontements. Blindage, portée, configuration du terrain, expérience des troupes, points de vie, on doit tenir compte d'une foule de paramètres pour planifier ses assauts. Rien n'est toutefois plus important que le positionnement des unités : un adversaire pris en tenaille, voire encerclé par nos troupes, encaissera en effet beaucoup plus de dégâts que si on l'avait attaqué de front. La même chose peut évidemment nous arriver...

Relativement simples au début, les missions tendent à devenir de plus en plus complexes au fur et à mesure de la progression. Elles comportent toujours un objectif principal assorti d'un ou plusieurs objectifs secondaires qui permettront éventuellement aux joueurs zélés de décrocher des médailles. Il faudra tantôt couler un cargo, tantôt s'emparer d'un point stratégique, tantôt protéger un véhicule, etc... La variété est bel et bien au rendez-vous. Par ailleurs, il existe trois campagnes permettant de rejouer la Troisième Guerre mondiale de trois façons différentes et à des niveaux de difficulté croissants. En règle générale, l'I.A est suffisamment compétente pour nous donner quelques sueurs froides et malgré un tutoriel bien fichu, les débutants devraient s'arracher quelques touffes de cheveux avant de maîtriser le système. On peut revenir jouer seul ou à deux (en réseau local) sur l'une des très nombreuses cartes déblocables que compte le soft. Et si cela ne suffit toujours pas, on peut même créer et partager ses propres cartes à l'aide d'un éditeur assez complet. Bref, Endwar prend soin des amateurs de stratégie. Malgré son étrange système de tours décalés et le côté old school de ses unités, il constitue une bonne opportunité de mettre nos talents de généraux à rude épreuve. En attendant mieux...

Modeste wargame à l'ancienne, Endwar n'est pas pour autant dénué de qualités. Sa prise en main est agréable, il propose de nombreuses missions et des tonnes de cartes, la dimension stratégique est intéressante. Bref, en attendant mieux, les stratèges en mal de défis à relever peuvent se laisser tenter sans craintes.



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