"Une sorte de Mario Bio", voici comment Dylan Cuthbert, le cofondateur du studio Q, décrit volontiers PixelJunk Eden. Il a probablement évité de rajouter "sous ecstasy" pour ne pas heurter la sensibilité de ses interlocuteurs. Pourtant, avec ses plantes fluorescentes qui poussent à longueur de niveaux et ses musiques d'ambiance hypnotiques, ce jeu de plates-formes surréaliste tient plus du trip psychédélique que du remake de Mario. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ses mécanismes de jeu ne manquent pas d'originalité non plus. Tout d'abord, sachez que dans PixelJunk Eden, le ou les joueurs (jusqu'à 3 sur la même console) dirige(nt) un Grimp. Comment ? Vous ne savez pas ce qu'est un Grimp ? C'est très simple, il s'agit d'une sorte d'insecte marrant qui passe son temps à s'accrocher et à sauter partout, d'où son nom constitué des verbes grip : saisir et jump : sauter. Le Grimp a un but dans la vie : faire de son petit jardin un véritable paradis. Pour réaliser ce rêve, il va devoir récupérer des échantillons de Spectras disséminés à travers une dizaine de tableaux gigantesques remplis de plantes, de cristaux et de pollen. Le problème, c'est que les Spectras sont hors de portée d'un simple Grimp. D'où la nécessité de développer la végétation pour trouver un moyen de les atteindre. Il n'y a pas 36 façons de faire pousser des plantes dans PixelJunk Eden : il faut ramasser autant de pollen que possible pour nourrir des graines. Une fois qu'une graine parvient à maturité, il suffit de la toucher avec notre Grimp pour qu'une nouvelle plante germe et nous permette de nous hisser jusqu'à des endroits auparavant inaccessibles. Tout cela semble assez bucolique à première vue mais c'est sans compter sur l'oscillateur qui se dérègle au fur et à mesure que le temps passe. Qu'il vienne à perdre totalement la fréquence du tableau dans lequel on se trouve et notre Grimp en est immédiatement expulsé manu militari. Pour éviter ce drame synonyme de "game over", le joueur doit donc parcourir les tableaux le plus vite possible et récupérer en chemin des cristaux pour régler l'oscillateur. Plus facile à dire qu'à faire... Bien que les contrôles n'utilisent qu'un stick analogique et deux boutons seulement, ils sont bien plus difficiles à maîtriser qu'ils n'y paraissent. Le Grimp peut sauter ou se balancer au bout d'une cordelette de soie (sorte de ninja rope) pour se déplacer de plante en plante et récolter des objets. Néanmoins, l'évaluation des distances est difficile car plusieurs facteurs, comme les mouvements de la plante ou la présence de monstres, viennent perturber la donne. De plus, la résistance de la cordelette est limitée et on ne peut pratiquement pas diriger le Grimp dans les airs. De fait, on loupe assez souvent nos sauts dans PixelJunk Eden et à la longue, cela s'avère réellement frustrant. Avec un peu de chance, on trouve un moyen de se raccrocher à une feuille ou un bout de racine qui dépasse mais on dégringole aussi parfois tout en bas du tableau. Il faut alors escalader à nouveau l'enchevêtrement végétal à toute vitesse pour éviter de se faire griller par le temps. Quand cela arrive plusieurs fois à la suite, le jet de manette en travers du salon est une quasi-fatalité. Au niveau de la durée de vie, 10 tableaux cela peut sembler chiche mais quand on sait qu'il faut les faire cinq fois chacun pour récupérer les cinq Spectras qu'ils recèlent, c'est finalement largement assez. Bizarrement et bien que le gameplay répétitif de PixelJunk Eden devrait induire une certaine lassitude, un phénomène d'addiction nous pousse à refaire encore et encore les mêmes tableaux pour en découvrir toutes les subtilités et pour faire exploser le score. On reste donc scotché sur le soft des heures durant devant notre écran, à jubiler, à se concentrer ou à s'agacer contre la maniabilité douteuse du Grimp. Au fur et à mesure que notre Eden se développe, on a accès à de nouveaux tableaux. Bien entendu, on veut les essayer, ne serait-ce qu'un peu, et c'est reparti pour un tour. Tant et si bien qu'après une nuit entière passée à collectionner les 50 Spectras du jeu, on s'aperçoit finalement les yeux rougis qu'on a terminé le soft. Psychédélique, frustrant et addictif, voilà qui résume bien cette expérience unique sur Playstation 3.Note Jeux Video 14/20 Développeur Q-Games Site web officiel http://fr.playstation.com/games-media/games/detail/item105429/PixelJunk%E2%84%A2-Eden/ Multijoueurs 2 à 3 joueurs Version française intégrale Note Graphismes 12 Résumé Graphismes Colorés et très épurés, les graphismes de PixelJunk Eden ne manquent pas de style mais les tableaux sont parfois vraiment vides. Note Jouabilité 13 Résumé Jouabilité Les commandes sont simples mais le Grimp n'est pas facile à maîtriser. La limite de temps introduit une notion de stress qui surprend un peu dans un univers aussi onirique et rend le manque de précision des sauts d'autant plus frustrant. Note Durée de vie 14 Résumé Durée de vie Etant donné qu'il faut refaire chaque tableau au moins cinq fois pour récupérer tous les Spectras, il y a de quoi faire. La lassitude guette parfois mais l'addiction prend le dessus la plupart du temps. Note Bande son 9 Résumé Bande son Le Grimp est muet comme une carpe et les musiques d'ambiance électro finissent littéralement par saouler le joueur à la longue.
| Jeux à télécharger | |
![]() |
|
| Trackmania Nations Forever - Course Affrontez en ligne des millions de joueurs. Télécharger le jeu |
|
| Yahoo! Enchères avec | ![]() |
|
|
Halo 2 série 9 figurine Prophet of Mercy neuf 16,90 EUR |
|
|
Acer Emachines G520-572G16Mi - 17" - 2048MO - 160GO 389,00 EUR |