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Killing Floor

Test
Plate-forme :
PC
Editeur :
Iceberg Interactive
Date de sortie :
14/05/2009
Genre :
FPS
Killing Floor [PC]

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Note Jeux Video15/20
Evaluation PEGIDéconseillé aux - de 18 ans
DéveloppeurTripwire Interactive
Site web officielhttp://www.killingfloorthegame.com/
Multijoueurs2-6 joueurs
Versionanglaise
Configuration minimumWin 2000/XP/Vista, Processeur 1.2 Ghz, 512 Mo de RAM, Carte 3D 64 Mo compatible DirectX 9, 2 Go d'espace libre sur le disque dur
Note Graphismes12
Résumé GraphismesEn tant qu'ex-mod d'Unreal Tournament 2004, Killing Floor paraît évidemment dépassé par la concurrence. Textures, animations et éclairages semblent certes quelque peu grossiers, mais comme dans Red Orchestra, l'architecture des cartes sert excellemment bien le gameplay. Que l'on se retrouve coincé dans les couloirs obscurs d'un laboratoire ou que l'on soit forcé de courir à travers champs dans une nuit d'encre, on se plonge tout de même facilement dans le bain.
Note Jouabilité16
Résumé JouabilitéFidèle à leurs bonnes vieilles habitudes, les petits gars de TripWire nous livrent un soft exigeant, qui ne se révèle d'ailleurs pleinement que lorsqu'on augmente la difficulté. Nettement plus technique que les premières séquences de bourrinisme primaire le laissent penser, Killing Floor impose avec intelligence la notion d'entraide et de coordination entre les joueurs. Les âmes chagrines lui reprocheront peut-être son manque de variété, mais pour peu que l'on ait le courage d'insister, on profitera en fait d'une expérience immensément gratifiante.
Note Durée de vie14
Résumé Durée de vieIl semble toujours délicat de noter ce critère lorsqu'il est question d'un jeu online. La longévité de Killing Floor dépendra donc principalement de vous et de la communauté dans son ensemble. Reste que son système de compétences persistantes pousse clairement les joueurs à insister. Plus on joue, plus on devient bon, et plus on en veut.
Note Bande son13
Résumé Bande sonDu rock assez quelconque se déclenche en même temps que les différentes vagues. On en aura vite marre. Pour le reste, Killing Floor associe des bruitages corrects à des répliques british sympatoches, qui tendent malheureusement à se répéter rapidement.

Avant de commencer notre petite randonnée en plein cauchemar, prenons quelques secondes pour clarifier les choses. Si la précision apparaîtra sans doute superflue, rappelons tout de même que Killing Floor est un soft exclusivement multijoueur. On a beau disposer d'une option "solo", elle ne consiste finalement qu'à sillonner les 5 niveaux du jeu tout seul, et donc à mourir tout seul... Bref cet aspect est finalement si anecdotique et limité que nous ne perdrons pas plus de temps à en parler. Un sac à viande averti en valant deux, intéressons-nous maintenant au véritable coeur du jeu, en d'autres termes, ses massacres en compagnie de cinq autres joueurs dévoués. Pas de scénario à proprement parler à se mettre sous la dent, si ce n'est la vague idée d'être confronté aux abominations nées d'expériences interdites. L'action se déroule en Angleterre, comme en témoigne d'ailleurs l'accent des nos coéquipiers, et le but du jeu reste toujours le même : il ne faut pas seulement se contenter de survivre à chaque vague de monstres mais également les abattre jusqu'au dernier.

Chaque partie se divise en fait en une succession de rounds correspondant chacun à une vague de bestioles. Au premier round, vous débutez généralement avec un pistolet et un couteau, mais dégommer un monstre vous rapportera de l'argent, que vous pourrez ensuite dépenser dans une armurerie avant le début de la prochaine vague. A vous de bien calculer votre coup, car une fois la dernière bestiole d'une vague donnée éparpillée sur le sol, vous disposerez de moins d'une minute pour rallier l'armurerie (dont la direction est indiquée par une traînée lumineuse), faire vos emplettes et repartir vous planquer dans un coin avec vos potes. Le jeu propose une petite tripotée d'armes : haches, machettes, tronçonneuses, pistolets de base (les seuls équipés d'une lampe), magnums, fusils-mitrailleurs, pompes, fusils de chasse, arbalètes, lance-roquettes, lance-flammes et grenades. A cela s'ajoute une bonne vieille armure, bien pratique pour survivre plus longtemps quand on est du genre à se poster en première ligne. Mais prenez garde cependant car votre équipement pèse son poids et vous ralentira de manière significative. Evidemment, pour survivre, l'idéal est que les différents membres de votre escouade disposent d'un équipement complémentaire. On veillera également à ce que les nouveaux venus aient de quoi s'acheter du matos. A vous de distribuer des billets alentour si le besoin s'en fait sentir.

Bref, l'aspect coop de Killing Floor se révèle très rapidement. Partir tout seul de son côté, c'est signer son arrêt de mort, et parfois même celui de ses petits camarades. Très vite, on apprend qu'il faut rester en groupe tout en étant parfois capable de mettre son envie de sang de côté pour sceller une porte à grands coups de chalumeau. Il est effectivement possible de bloquer provisoirement une issue de cette manière. En ligne, on verra souvent une grande partie de l'équipe faire front, tandis que deux joueurs surveillent les arrières et maintiennent les portes fermées. Si survivre semble relativement aisé dans les premiers temps, chaque vague tendra à signifier une montée en puissance. Des monstres de base, sans attributs particuliers, on passera aux rampants sauteurs, aux manipulateurs de tronçonneuses, aux invisibles, des gros tas capables de vous vomir dessus ou aux Fleshpounds, des colosses que les balles de faible calibre ne font que mettre en colère.

Le massacre atteint son apogée lorsque vous rencontrez le patriarche, une bestiole nettement plus coriace que les autres, capable de se rendre plus ou moins invisible lorsqu'elle rushe et équipée de surcroît d'une mitrailleuse et d'un lance-roquettes... Autant dire que pour l'emporter, vous devrez travailler de concert avec vos petits camarades. La seule solution pour survivre étant généralement de se poster dans une salle, d'attendre que le bougre se montre, de lui balancer la sauce puis de vous enfuir pour recommencer l'opération dans un autre coin du niveau. Et si vous comptez renforcer encore le challenge, sachez que Killing Floor propose 4 niveaux de difficulté, de Facile à Suicidaire. Et autant vous le dire tout de go, c'est véritablement en boostant la difficulté que vous profiterez pleinement du soft. Car si en Facile ou en Normal, les erreurs ne sont pas forcément synonymes d'échecs, en Difficile, la sanction est immédiate. Le mode Suicidaire étant quant à lui réservé aux pros de la souris.

Mais pour compléter le tout et forcer les joueurs à coopérer encore davantage, TripWire a intégré un système de "perks" ou compétences permettant aux joueurs de se spécialiser. A vous de voir si vous souhaitez jouer en tant que Médecin, Soutien, Sniper, Commando, Berserker ou Flammeur. En gros, vous progresserez dans ces catégories en fonction de vos actions sur le terrain. Passez du temps à soigner vos potes avec un injecteur et vous deviendrez de plus en plus efficace en tant que médecin. Utilisez un fusil d'assaut et vous progresserez en tant que Commando. En fonction de vos affinités, vous disposerez de bonus divers en cours de jeu ainsi que de remises pour certaines armes à l'armurerie. On notera enfin que ce système est persistant. Vos points gagnés dans telle ou telle catégorie seront conservés, et ce même si vous changez de serveur. Là encore, l'objectif sera d'aligner une équipe équilibrée, avec des joueurs aux profils bien trempés, face aux hordes de bestioles toujours plus coriaces.

En résumé, le titre constitue un excellent défouloir, efficace, bien construit et clairement plus technique qu'un Left for Dead lorsqu'on booste la difficulté. Par définition, le titre s'avère cependant plus brut de décoffrage que son petit camarade. Plus classique dans ses mécaniques, plus convenu, Killing Floor aligne également un bestiaire varié mais relativement quelconque, un aspect qu'il tente cependant de compenser par de vastes cartes qui offrent généralement de nombreuses options tactiques. Au fond, même si la comparaison semblera réductrice, Killing Floor prend volontiers des airs de super mode Survie, intense et hardcore. Et pour ne rien gâcher, on constate avec plaisir que les joueurs sont nombreux à s'abattre sur le net et que le titre paraît déjà bien soutenu. On imagine donc sans peine que le futur de Killing Floor sera riche en cartes personnalisées et en trouvailles diverses.

Une fois encore, TripWire nous livre un titre exigeant, qui laissera sans doute sur le carreau les joueurs les moins persévérants. Plus brut, plus basique dans son concept, mais aussi plus hardcore qu'un certain Left 4 Dead, Killing Floor nous plonge avec efficacité en plein milieu d'une immense boucherie. Le plaisir est bel et bien là, de même que le sentiment d'oppression et d'urgence. Et avec un prix raisonnable et des tripotées de joueurs apparemment désireux de lui apporter leur soutien, on ne doute pas que le jeu continuera d'évoluer dans les mois à venir.



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