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Aero Speed Racing

Test
Plate-forme :
PC
Editeur :
1C
Date de sortie :
15/07/2009
Genre :
Autres
Aero Speed Racing [PC]

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Note Jeux Video6/20
Evaluation PEGITout publics
DéveloppeurSkyRiver Studios
MultijoueursInternet
VersionTextes et voix en francais
EAN 133700537701186
Configuration minimumWindows 98, Pentium 4, 512mo de RAM, carte graphique 64mo, 2,5Go libres
Note Graphismes10
Résumé GraphismesLes décors, s'ils ne sont pas transcendants, sauvent les apparences, et les effets d'explosion et autres lasers sont plutôt réussis. Cependant, l'effet de vitesse est quasi inexistant, les vaisseaux sont risibles et le tout manque simplement de style.
Note Jouabilité5
Résumé JouabilitéLa touche « avancer » peut rester constamment appuyée, sans compter que votre vaisseau se comporte comme une savonnette hystérique. L'ennui nous gagne à chaque tournant, et les mécanismes bien rodés mais classiques n'apportent aucun fun.
Note Durée de vie8
Résumé Durée de vieSur le papier, les 50 circuits peuvent faire miroiter de longues heures de jeu. Dans les faits, les premiers tours de piste vous feront perdre toute motivation, et le jeu sera rapidement remisé aux oubliettes.
Note Bande son3
Résumé Bande sonUn point pour chaque touche de synthé utilisée dans la bande-son du jeu. Tout simplement atroce.
Note Scénario6
Résumé ScénarioParce que finalement, on a envie d'en savoir plus sur cet univers fourmillant de barbarisme et de traductions approximatives.

Vous êtes prévenu : des nerfs d'acier sont nécessaires pour qui veut s'essayer à cette petite merveille. Issu de l'imagination débordante de Skyriver Studios, le jeu est distribué par le fameux 1C, éditeur à la carrière non moins prolifique. Tous deux nous viennent de Russie et nul ne sait vraiment si leurs critères d'appréciation, de goût ou tout simplement de bon sens sont les mêmes que chez nous. Aero Speed Racing se présente comme un énième clone de Star Wars Racing, à la différence près que le titre de 1C n'a pas cherché à passer pour autre chose qu'une vilaine reproduction surannée. Les références sont flagrantes, massives, de la jaquette aux environnements de courses, des véhicules au système de jeu. Le titre va aussi lorgner du côté de Wipeout, pour ses véhicules et ses tracés futuristes. La différence entre Aero Speed et ces deux pointures est de taille et tient en un mot : le talent.

Ambiance, ambiance : dès son lancement, le jeu tente de nous immerger dans son univers complexe issu de la série A.I.M., jeux de rôle du même développeur. On retient donc vaguement que l'action prend place sur la planète Polygone-4, ce qui correspond à-peu-près au nombre de polygones qui, justement, constituent les vaisseaux. Des machines de guerre sorties de l'imagination de militaires aux goûts douteux s'y combattent sans merci dans une totale autonomie. Voilà. Ça a le mérite d'être simple, et on n'en demande pas plus. Dans les faits cette trame de fond n'a d'incidence ni sur les courses ni sur le scénario, absolument inexistant. On se contente donc d'évoluer de course en course dans un mode Championnat linéaire et soporifique. Voyez plutôt. Le mode en question propose de vivre des courses « intenses » dans une compétition planétaire régie par le Réseau (une cyber-structure développée par des mechminds appelés Reckoners. C'est dans le manuel, ne cherchez pas). Au départ une seule course est proposée. Une fois terminée, elle nous donne droit à l'ensemble des circuits de la Première Ligue. Une fois ces circuits terminés (cinq au total), on arrive à la Deuxième Ligue. Rebelote, une fois ces cinq nouveaux circuits terminés -bâillement-, ils nous amènent à la Troisième Ligue... et ainsi de suite. Vous êtes encore là ? Accrochez-vous.

Dans chaque Ligue, différents véhicules sont disponibles, les mechminds. Chacun a ses caractéristiques propres : solidité, accélération, maniabilité... Il ne manque que la catégorie « jouabilité », la seule vraiment à même d'être améliorée. Une fois votre bolide au nom dévastateur (Piranha, Dissector et autre Mastodon) sélectionné et customisé (comprendre : peint dans la couleur de votre choix), on se lance dans des environnements variés aux noms évocateurs : Lit du Fleuve, Infiltration, Ruisseau, ou encore Egout. Aux commandes de notre mechminds, le but est simple : terminer la course en tête, en faisait fi de toute humanité (nous ne sommes que des robots, après tout), et en explosant nos adversaires dès lors qu'ils sont à portée. Pour ce faire, différents types d'armes sont proposés, que l'on collecte directement sur la piste comme les power-up d'un Mario Kart. A défaut de peaux de bananes et de carapaces, ce sont ici des classiques boosteurs, boucliers, et autres lance-roquettes que nous récoltons allègrement. Dans les faits, rien de bien méchant : un lock automatique se centre sur nos adversaires, sur qui l'on peut lancer quand bon nous semble une attaque avec notre mitraillette ou nos missiles. Bien entendu, on peut nous aussi être réduit en miettes, ce qui ralentit considérablement notre progression le temps du respawn. Palpitant, me direz-vous.

Le résultat s'avère pourtant catastrophique. De la sensation de vitesse inexistante aux armes banales, tout se veut insipide et terriblement ennuyeux. Le difficulté mal dosée permet de terminer premier à tous les coups en mode facile et de suer pour finir la première Ligue en mode normal. On regrette aussi le nombre trop conséquent de circuits : Aero Speed en propose une cinquantaine sans qu'aucun ne sorte du lot, et on aurait préféré une vingtaine de tracés plus soignés, quitte à écourter la durée de vie. D'autant plus que peu d'entre vous dépasseront la barre des dix premières courses. Globalement le jeu n'a pour ainsi dire aucun rythme, si ce n'est celui que distille une musique irritante, techno minimaliste dont la médiocrité ne vaut même pas le coup d'être décrite plus en détail. Concernant la bande-son d'ailleurs, les jingles de fin de courses sont tout simplement insupportables, et les moteurs sonnent plus comme ceux d'une tondeuse à gazon mal réglée.

Graphiquement Aero Speed Racing s'en tire plutôt bien, ce qui relève un peu le niveau général, mais cela ne constitue ni plus ni moins qu'une bonne couche de chantilly sur un contenu nauséabond. Les circuits sont colorés et même si les environnements se ressemblent tous un peu ils ont le mérite d'être soignés. Qu'on s'entende bien, le tout reste globalement moche, mais les quelques efforts fournis constituent une béquille salvatrice faisant illusion. Quant au multijoueur, le mode « Réseau » s'est borné à un « serveur déconnecté » lors des essais, preuve que deux semaines après sa sortie la communauté s'est déjà éteinte... Si tant est qu'elle ait un jour existé. Aero Speed Racing nous coupe donc l'appétit, à défaut de nous laisser sur notre faim. A la rédaction, force est d 'avouer que l'épreuve a été rude, passé les rires des premiers niveaux. On culpabiliserait presque à le dire, mais c'est indéniable : c'est tristement mauvais. Que vous tombiez dessus, qu'un ennemi vous l'offre ou que vous ayez facilement le mal de mer, un conseil : fuyez.

Aero Speed Racing, c'est finalement un peu comme si Uwe Boll (réalisateur de navets et malheureusement fan de jeux vidéo) avait réalisé Star Wars, et les jeux qui vont avec. Ennuyeux, faussement décalé, le titre est tout simplement raté. Le jeu nous fait l'honneur de nous remercier dans les Crédits, une attention touchante mais légitime tant les développeurs peuvent nous être redevables de s'être essayé à leur titre.



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