C'est plus précisément la version Las Vegas des Experts qui est concernée par ce nouveau volet, comme c'était déjà le cas dans le précédent, Crimes en série. Les mauvaises langues diront que ça permet de réutiliser les éléments créés à l'époque et ils n'auront pas tort : on retrouve certains lieux à l'identique, comme la morgue, qui n'a pas bougé d'un pixel. Logique me direz-vous, puisqu'il s'agit des environnements de la série. Mais avec de nouvelles enquêtes enrobées dans un vieil emballage, réutilisant les mêmes éternelles ficelles niveau gameplay, Morts Programmées a tout de même un certain goût d'extension... Cependant, avec un développement d'un an et un prix d'une trentaine d'euros, difficile d'exiger plus. Le jeu n'est quand même pas totalement exempt de nouveautés. La première qui saute aux yeux sont les personnages : si certains lieux sont restés les mêmes, les héros de la série ont eu droit à un sacré lifting. On reconnaît facilement les acteurs, leurs visages sont bien mieux modélisés, ce qui contraste avec la pauvreté de certains décors ou la grossièreté de quelques textures. Bref, si l'effort fait sur le moteur 3D est louable, il reste encore du boulot. L'interface a elle aussi été modifiée, le joueur dispose maintenant d'un PDA qui regroupe tout de façon très claire. Un schéma de la scène du crime y est notamment disponible désormais. Autre ajout, des points de minutie sont maintenant octroyés lors d'une auscultation rigoureuse d'un lieu. Autrement dit, si vous zoomez sur un endroit inintéressant, votre exploration sera tout de même récompensée lors de l'évaluation finale. Enfin, des insectes peuvent aussi être trouvés et apportés à Grissom qui se fera une joie de les ajouter à sa collection, débloquant ainsi l'accès à des bonus. Ces idées sont certes bienvenues mais ça reste des nouveautés bien mineures. Car pour le reste, rien n'a changé. Le gameplay de Morts Programmées est le même que celui des épisodes précédents. On retrouve donc toute la panoplie de la police scientifique pour mener l'enquête : les outils de prélèvements (pince à épiler, gants, tampon stérile, outils de moulage...) et les outils de détection (lampe à ultraviolets, poudre pour relever les empreintes digitales, luminol...). Cet arsenal de moyens ultramodernes est toujours secondé par les machines accessibles au laboratoire : microscope, analyseur chimique, comparateur d'ADN ou d'empreintes sont autant d'appareils mis au service de la vérité. Comme dans la série, je regrette toutefois le côté un peu "too much" de certaines déductions. Ainsi, dès la première enquête, l'examen d'un simple petit morceau de plastique rouge amène à la conclusion qu'il provient d'un mini-golf abandonné. Par chance, il y en a justement un dans la région. Mouais... C'est parfois un peu gros. Mais en général les nouvelles enquêtes restent assez cohérentes et suffisamment bien conçues pour ne pas deviner tout de suite le fin mot de l'histoire. Attention par contre, elles sont à réserver à un public averti comme pour les précédents jeux. Comme on vient de le voir, le gameplay n'a donc pas beaucoup bougé, même si on note l'apparition d'un garage pour examiner les véhicules. Cette non-évolution fait que l'on retrouve dans Morts Programmées les défauts déjà reprochés à ses prédécesseurs, notamment une trop grande facilité. Les experts feront donc mieux de désactiver toutes les aides, comme le suivi des preuves, qui indique les éléments entièrement examinés, ou le marquage des lieux, qui permet de savoir que tout a été fouillé. Malgré tout, certains indices persisteront à s'afficher quoi qu'on y fasse, comme ces points d'exclamation clignotant sur les écrans des machines utilisables... Au chapitre des défauts persistants, les dialogues lors des interrogatoires sont toujours aussi limités. Sans aller jusqu'à utiliser des méthodes brutales (on n'est pas dans The Shield), on aimerait vraiment pouvoir poser un tas de questions aux suspects, avec des résultats différents selon les choix, par exemple un craquage psychologique ou un refuge dans le mutisme. Mais non, on se contente bêtement de discussions assez creuses, surtout dans les sous-titres français qui ne respectent pas toujours l'humour des répliques originales. Au final, les habitués retrouveront vite leurs marques et devraient donc logiquement adhérer à ce nouvel opus, bien qu'il pèche toujours par certains aspects.Note Jeux Video 13/20 Evaluation PEGI Déconseillé aux - de 16 ans Développeur Telltale Games Site web officiel http://csi.fr.ubi.com/hardevidence/ Multijoueurs Non Version Voix en anglais, textes en français Configuration minimum Windows 2000/XP/Vista, processeur 2 GHz, 512 Mo de RAM, carte graphique 64 Mo compatible DirectX 8 Note Graphismes 13 Résumé Graphismes Il y a du mieux, c'est indéniable. Les personnages ont bénéficié de beaucoup de soin dans leur modélisation. Malheureusement, ce n'est pas encore le cas du reste du jeu, on trouve donc encore des décors bien trop cubiques. Note Jouabilité 13 Résumé Jouabilité Il n'y a eu aucun bouleversement à ce niveau. La recette est plutôt efficace, malgré une trop grande facilité et quelques lacunes comme les interrogatoires. Note Durée de vie 12 Résumé Durée de vie Les cinq nouvelles enquêtes se bouclent un peu trop rapidement. Les plus maniaques passeront un peu plus de temps à trouver les points de minutie et à récolter les insectes pour avoir le meilleur résultat possible. Note Bande son 12 Résumé Bande son Les voix sont en anglais et de bonne qualité. N'ayant pas vu la série en version originale, je ne saurais dire si ce sont les véritables acteurs qui ont doublé leurs personnages. Note Scénario 14 Résumé Scénario Les enquêtes sont assez bien ficelées et pas trop prévisibles. Comme d'habitude, des morts violentes et des thèmes adultes les réservent aux plus âgés.
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